Mon chien aboie...

Mais pourquoi donc mon chien aboie-t-il si souvent ?Photo du chiot beagle qui aboie

La liste des éventuelles raisons est longue :

Parce qu’il est joyeux !  Parce qu’il s’ennuie.  Parce qu’il manque de confiance en lui et essaye de maintenir à distance ce qui lui fait peur.  Parce qu’il est trop excité. Parce que qu’il ne vous respecte pas.  Parce que votre absence le stresse. Parce qu’il « discute » avec les chiens du voisinage.  Parce qu’il voit que vous vous occupez de lui chaque fois qu’il aboie.  Parce qu’il n’a pas la possibilité de dépenser assez son énergie.  Parce qu’il ne vous reconnait pas comme le maître à bord et pense qu’il doit défendre votre territoire…

Parfois, votre compagnon à quatre pattes aboie pour plusieurs de ces raisons à la fois.

L’important est de bien comprendre que plus vous resterez calme et plus vite vous parviendrez à éteindre ce comportement inconfortable pour vous et… pour vos éventuels voisins.

Souvent, le propriétaire estime qu’il a clairement expliqué à son chien ce qu’il souhaite alors que ce que le maître fait exprime bien souvent l’inverse de ce qu’il dit.

Si vous parlez au chien pour lui demander de se taire, il risque de recommencer très vite pour avoir l’opportunité de recommencer une nouvelle « conversation » avec vous.

Si vous criez sur votre chien, il aura en quelque sorte l’impression que vous aboyez avec lui.  S’il était inquiet, vos hurlements vont augmenter son stress et même, parfois, le pousser à se défendre.  S’il était excité, vous venez de l’inviter, à s’exciter encore plus.  S’il était fâché ou contestait votre position hiérarchique, vos  cris vont l’encourager parce qu’il aura l’impression qu’il doit élever le ton pour gagner.

Souvenez-vous de vos enseignants : ce n’est pas ceux qui élevaient la voix, qui obtenaient du calme dans la classe, au contraire.

Prenez de bonnes habitudes dès le plus jeune âge de votre compagnon à quatre pattes.  Permettez-lui de se détendre suffisamment pour qu’il n’ait pas besoin de dépenser son énergie en vous cassant les oreilles.  Ignorez-le quand il donne de la voix et donnez-lui de l’attention quand il s’est tu. Nous oublions bien souvent de parler au chien quand il est calme l’obligeant ainsi à refaire du bruit ou des bêtises pour attirer notre attention.  Ces principes tout simples suffisent bien souvent à poser les jalons d’une relation confortable. 

Myriam Slegten, bénévole d’Activ’Dog   ( www.activdog.be ) 

Article paru en mars 2013 dans le bulletin communal officiel d'Houyet n° 89

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