Comment apprendre à mon chiot à être propre?

La nature est incroyablement inventive !

Contrairement à nos bébés, à de jeunes veaux, …, les chiots, dans les semaines qui suivent leur naissance, sont incapables de se soulager sans une aide extérieur. Ils doivent attendre d’être stimulés par leur mère pour pouvoir faire leur crotte ou leur petit pipi. Ce n’est, en effet, que lorsque la chienne leur lèche le périnée, que les chiots font leurs besoins. Ceux-ci sont instantanément avalés par leur mère.

Voilà une bien étrange coutume, me direz-vous !

Un petit chiot en train de faire "ses besoins"

C’est qu’à ce moment de leur vie, les petits qui sont nés sourds, aveugles, sans odorat et tout juste capables de ramper pour rejoindre la chaleur et la mamelle de leur mère, vivraient naturellement, bien à l’abri, au fond d’un terrier. Les chiots étant incapables de sortir du nid, la nature a du inventer une manière de faire pour éviter que les petits soient contaminés par leurs excréments.

 

C’est seulement aux alentours de la troisième semaine que le chiot dont les sens se développent petit à petit et qui commence à pouvoir se tenir debout, va commencer à se lancer à la découverte de ce qui se trouve à proximité de son « nid ». Il va alors très vite ramper loin de l’endroit où il dort pour aller y faire ses besoins avant de rejoindre à nouveau la compagnie de ses frères et sœurs. Dès ce moment, la chienne arrête de stimuler ses petits.

Naturellement, le chiot est donc conditionné pour ne jamais souiller l’endroit où il dort mais pour chercher à sortir pour se soulager à l’extérieur.

Comment faire pour maintenir cette bonne habitude ?

Plus l’éleveur de votre petit chien aura permis aux chiots de sortir pour faire leurs besoins, plus il sera facile pour votre nouveau compagnon à quatre pattes de garder cette bonne habitude. Si, contrairement à ce que la nature l’invite à faire, le chiot reste confiné dans l’endroit où il dort sans pouvoir s’en éloigner, il va devoir apprendre à être sale… Soyez donc attentif, lorsque vous visiterez l’éleveur chez qui vous aller chercher votre chiot, à la manière dont tout cela est organisé.

S’il a pu conserver ses réflexes naturels, lorsque votre petit chiot arrivera chez vous, il sortira naturellement de son panier pour aller faire ses besoins « plus loin ». Dès que le jeune chien s’est éloigné de l’endroit où il dort, il considère que c’est un « bon endroit » pour se soulager. Pour lui, le fait que ce soit le sol de votre cuisine ou le tapis de votre salon, ne pose aucun problème… A vous de lui montrer « combien plus loin » est confortable pour vous et de veiller à ce que cet espace soit accessible. Souvent les chiots s’accroupissent devant la porte du jardin, qui a tardé à s’ouvrir…

Si, dans les premières semaines, vous installez votre chiot durant la nuit, dans un endroit confortable (de la taille d’un panier) dont il ne peut pas sortir, et que vous le libérez dès votre réveil, vous allez considérablement accélérer la bonne compréhension de votre idée de la propreté. Il essayera de ne pas souiller sa couche et se retiendra plus longtemps. A vous de veiller, de votre côté, à ce que votre petit protégé ne reste pas trop longtemps à vous attendre entre le moment où vous sortez de votre lit (ce que sa très fine oreille repérera instantanément), et celui où vous lui permettrez effectivement de se soulager.

Une solution simple est d’acquérir une cage. Celle-ci doit simplement permettre à votre chien de s’y tenir debout et de s’y retourner. Il s’agit véritablement d’un terrier et les chiens apprécient de pouvoir s’y lover contre les parois. Ne vous encombrez donc pas d’une grande cage. Le gros avantage du terrier, c’est que vous pourrez aussi vous en servir lors du transport de votre compagnon et comme terrier itinérant lorsque vous partirez en vacances. Si une friandise l’attend tous les soirs dans son terrier au moment où vous allez vous coucher, il ira de bon cœur s’y installer confortablement.

Si vous voyez votre jeune chien s’accroupir pour faire ses besoins dans la maison, dites-lui « Non », emmenez-le à l’endroit où cela vous convient et félicitez-le de la voix lorsqu’il fait ses besoins là-bas.

Contrairement à ce que beaucoup de maîtres croient, cela n’a aucun sens d’aller mettre le nez d’un chien dans sa crotte ou son urine lorsqu’on trouve celle-ci au retour du travail.

Les humains sont convaincus que le chien sait qu’il a mal fait puisque le chien adopte un « air coupable ». Entre chiens, si on adopte ce genre de posture, on évite l’agression. Donc, lorsque le chien repère que certains événements énervent son maître, il montre des signes de soumission pour essayer de l’apaiser. Un chien peut faire le lien : quand mon maître voit une crotte dans l’entrée, il est fâché mais… il est incapable de faire le lien entre votre marque de mauvaise humeur et le moment où, 3 heures plus tôt, il s’est accroupi pour faire la crotte… Vous énervez dans ce genre de circonstances n’a donc aucune valeur éducative.

Certaines personnes pensent que mettre quelques feuilles de journal ou un système « d’apprentissage de propreté » (une sorte de bac dans lequel on peut fixer une alèse) est une bonne solution mais ils se trompent : ils autorisent de la sorte leur chiot à « salir » un espace situé dans la maison… le chien va s’y habituer et risque ensuite de ne jamais acquérir le réflexe de « demander » à sortir.

Enfin, sachez que beaucoup de jeunes chiens, urinent lorsqu’ils sont très heureux de vous voir ou lorsque vous les impressionnez. Si vous vous énervez lorsque cela se produit, les émotions du chien seront amplifiées et vous allez prolonger, voire, augmenter le comportement. Le plus efficace, dans ces cas-là, est d’ignorer le chien au moment où vous entrez dans la pièce. Vous évitez ainsi les débordements émotionnels en tous genres.

Myriam Slegten, bénévole d’Activ’Dog  ( www.activdog.be ) 

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