L'éducation du chiot

Lorsqu’un jeune chien arrive chez ses nouveaux propriétaires, il est très difficile de ne pas fondre devant cette petite boule de poils. A cet âge-là, tout semble mignon… On a envie de se faire plaisir avec cette petite peluche vivante, de le serrer contre soi et, évidemment, on ne résiste pas à ses gémissements attendrissants et parfois très drôles… Pourtant, c’est dans ces toutes premières semaines que vous allez posez les bases d’une relation.

Si vous avez déjà eu l’occasion de voir une chiennedessin_eric_witvrouw_correction_chiot punir ses chiots, vous avez sans doute remarqué que :

Primo : elle utilisait rarement un journal, même plié ;

Secundo : elle intervient sur le tiers antérieur du chiot (en gros du museau aux épaules). Donc arrêter de lui casser des manches de brosses sur les fesses, vous vous fatiguez pour rien ;

Tertio : elle est ferme, rapide, parfois brutale mais jamais en colère. La punition est un acte d’éducation et la colère ne vous sera d’aucune utilité, bien au contraire !

Pratiquement parlant, comment aller-vous faire ? Saisissez votre chiot par la peau du cou et plaquez-le au sol (comme vous le feriez avec un voyou en train de vous piquer votre autoradio). Mais attention, ne secouez pas ce pauvre malheureux dans tous les sens (je parle du chiot, le voyou, vous en faites ce que vous voulez !). Secouer par la peau du cou est une idée stupide et dangereuse pour l’avenir psychologique de votre chien (quand à l’avenir psychologique du voyou c’est l’administration pénitentiaire qui s’en chargera …). Ce type de manipulation (saisir et secouer) ne se rencontre que dans l’agression de prédation dont la but est la mise à mort de la proie. Alors aussi drôle que cela puisse paraître, je vous signale que ce n’est pas le but de la punition. Restez cool ! Saisir ou pincer la peau du cou, c’est bien, secouer non (sauf pour l’Orangina© dans la pub et le champagne à l’arrivée d’un grand prix de formule 1).

Votre but c’est que ce satané clébard arrête la bêtise qu’il était en train de commettre et qu’il se tienne tranquille et immobile en acceptant votre autorité.

Nous avons vu que la récompense devait intervenir juste après la réalisation de l’acte. Nous allons voir que la punition sera d’autant plus efficace qu’elle interviendra quasi en même temps que la bêtise. Vous n’aurez que quelques secondes pour montrer votre mécontentement après que votre chiot ait renversé votre vase Ming de la IIIème dynastie ou, si vos goûts sont différents, votre somptueux tableau en puzzle représentant un merveilleux paysage tyrolien un soir de tempête de neige ou, pire encore, si votre abominable chien vient de manger ce livre remarquable avant que vous n’en ayez fini la lecture.

Malheureusement pour vous, trop souvent, vous arrivez comme les carabiniers d’Offenbach, c'est-à-dire trois guerres en retard, et donc trop tard pour punir. Crier, vous énerver, et matraquer votre chien vous soulagera, je suis bien d’accord mais cela ne lui apportera pas grand-chose en matière d’éducation et je dirais même plus (comme les Dupont et Dupond), cela risque même de casser définitivement votre relation d’amour. …

Pour punir un chiot, il faut agir vite, le plus rapidement possible pendant la bêtise, sans s’énerver et sans méchanceté. Puis, tout de suite après, lui dire quoi faire et le récompenser.

Extrait du livre « La loi du plus fort »

Ecrit Par Eric Witvrouw Publié aux éditions I’M EDITIONS

Faites-vous plaisir, à vous et à votre chien, lisez ce bouquin !

On peut commander le livre en s'adressant à son auteur e.wite@belgacom.net,

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