Le saviez-vous ?

Dans la grande majorité des cas, lorsqu’un enfant est mordu par un chien, il s’agit d’un animal qu’il connaissait très bien et avec qui il cohabitait régulièrement.

Le docteur André KAHN, chef du service de Pédiatrie à l'Hôpital universitaire des enfants Reine Fabiola, coordonna, en 2001 en Belgique francophone, une enquête à ce sujet. 

Sur 100 morsures dont les victimes ont été présentées pour des soins médicaux d'urgence, 65 se sont produites à domicile…  Or, dans  cette étude, ne sont apparues que les agressions suffisamment importantes pour nécessiter d’emmener l’enfant dans un service d’urgence !

one_dessin_enfants_tirant_queue_chienNous oublions trop souvent qu’un petit enfant ne fait aucune différence entre une peluche et un chien vivant : il lui tire l’oreille, lui marche sur la queue, lui enfonce le doigt dans l’œil. 

Quand un enfant est griffé par le chat qu’il ennuyait, il s’entend dire : « C’est normal, tu ennuyais le chat et il s’est défendu en te griffant. »   Quand le chien, dans les mêmes circonstances, utilise ses dents, tout le monde semble surpris. 

Un jeune enfant et un chien ne devrait JAMAIS être laissé seuls : livrés à eux-mêmes, ils représentent un danger l’un pour l’autre.

Un chien qui cherche à s’éloigner d’un enfant devrait toujours pouvoir trouver une échappatoire.  A défaut de pouvoir s’écarter d’un comportement inquiétant ou douloureux, le chien n’aura plus d’autre alternative que faire face et de se défendre. 

Il est évident que plus le chien est grand et plus les suites de morsures risquent d’être importantes.  Toutefois, chaque année, trop d’enfants sont mordus par des chiens de petite race qui eux aussi peuvent causer des morsures aux graves conséquences : un petit chien debout sur un divan se trouve malheureusement juste à la hauteur du visage d’un jeune enfant.  Nous sommes souvent beaucoup moins prudents face à un petit chien qu’à un grand, or, certain d’entre eux, même s’ils ne mesurent que 30 cm, sont tellement courageux qu’ils osent s’attaquer seul à un sanglier… 

Plusieurs études démontrent combien la présence d’un chien au sein d’une famille peut se révéler bénéfique. 

Veillons tous ensemble à mieux prévenir les accidents en comprenant mieux nos compagnons à quatre pattes et en expliquant à nos enfants de tous âges, les mesures élémentaires de respect et de sécurité. Apprenez à votre enfant à ne pas faire mal à son chien, à ne pas le défier ni l’exciter.

Myriam Slegten, bénévole d’Activ’Dog           (www.activdog.be )

Dessin extrait de la revue de l’ONE: « L’enfant et le chien, de la sécurité à la complicité »

Article paru en mars 2009 dans le bulletin communal officiel d'Houyet n° 73

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